On l'avait un peu perdu de vue. Depuis "la couleur de l'argent" Martin SCORSESE avait réalisé "la dernière tentation du Christ" qui, si il a fait scandale dans nos contrées, a été un flop retentissant. Il a bien produits "les arnaqueurs" de Stephen FRARS bon film, louchant sur son style, mais comment allait-il aborder les années 90 ? Et bien il entre par la grande porte avec un chef d'oeuvre. Sans doute un des meilleurs films sur la mafia, du niveau du "Parrain" le film bénéficie de critiques élogieuses. Le film bénéficie de la maîtrise technique de SCORSESE à son plus haut niveau, d'un grand scénario et d'une interprétation hors norme, avec bien sûr Robert DE NIRO, très à l'aise, Joe PESCI qui se forge un rôle de tueur impitoyable au petit cerveau et d'un Ray LIOTTA qui trouve SON rôle, qui conte l'ascension d'un jeune mafieux , de son enfance jusqu'à l'âge adulte, puis sa déchéance. Bref, ce chef d'oeuvre (on ne le répètera jamais assez) relance totalement SCORSESE qui après une première place au Box Office US prend la première place du Box Office Parisien en atteignant la barre symbolique des 100 000 entrées la semaine de sa sortie. Bien sûr en France, c'est le film d'Yves ROBERT qui se maintien très bien. La barre des 400 000 entrées est passée, seuil minimum pour ce genre de production. Rassurés, les producteurs peuvent regarder l'avenir serainement. Le film sera un grand succès alors que le deuxième volet n'est pas encore sorti. Après "l'arme fatale 2" et "Tequila sunrise", Mel GIBSOn a la côte mais ne fait pas de grands efforts cinématographiques. Le très commercial et banal, "comme un oiseau sur la branche" avec la liftée mais agréable Goldie HAWN marche gentiment, comme aux Etats-Unis où il a été brièvement un numéro un du Box Office. C'est bien pour Goldie qui a besoin d'un succès, mais pour Mel il va falloir chercher d'autres projets plus intéressants. " Robocop 2" pren un gadin monstrueux avec une perte de 70% de ses entrées. Après avoir estimé que le film serait un succès après une bonne première semaine, on peut désormais parler d'une relative déception.