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LA LOI DE MURPHY - CHARLES BRONSON 1986

 

LA LOI DE MURPHY

(MURPHY’S LAW)

 18 AVRIL 1986 (USA)

9 JUILLET 1986

 

 

 

  la-loi-de-murphy.jpg

 

Réalisation

Jack Lee THOMPSON

Scénario

Gail HICKMAN

Photographie

Alex PHILIPS

Musique

Marc DONNAHUE

Production

Menahem GOLAN
Yoran GLOBUS
Jill IRELAND

Distribution

M.G.M

Durée

90 minutes

Tournage

 

Jack Murphy 

Charles BRONSON

Arabella McGee

Kathleen Wilhoite

Joan Freeman

Carrie SNODGRESS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Policier Jack Murphy ne se remet pas de sa séparation d’avec la strip-teaseuse Jan Il boit plus que de raison et ne parvient pas à s’empêcher d’aller la voir danser chaque soir. Les ennuis s’accumulent lorsqu’il se fait voler sa voiture par Arabella McGee qui parvient à lui échapper en lui fracassant ses bijoux de famille. Au travail il devient de plus en plus irritable et se prend fréquemment de bec avec son collègue Ed Reineke.Mais sa vie va véritablement tourner au cauchemar lorsque Joan Freeman , une énigmatique tueuse pleine de sang froid, parvient à assommer Jack et à tuer sa femme avec son arme de service. Mis en prison pour meurtre, Jack va devoir s’enfuir avec Arabella à laquelle il est menotté. Il lui reste alors peu de temps pour retrouver qui est le véritable assassin de sa femme.

 

Cela fait déjà un moment que Charles BRONSON se compromet avec les GOLAN / GLOBUS de la société Cannon. C’est vrai qu’à 400 000 dollars par film, Charles BRONSON ne trouverait pas mieux ailleurs. Les films produits par les deux compères ont en commun un budget limité, un scénario binaire et une obligation de scènes d’actions bourrines. Si possible, les dialogues doivent être percutants et contenir un flot d’injures qui seront reprises sur les sites « Nanarland » et compagnie. Parfois, dans le paysage aseptisé des productions Hollywoodiennes actuelles, ces nanars me manquent terriblement.

Le scénario est terriblement faible et digne d’un téléfilm du samedi soir, mais Jack Lee Thompson soigne quelque peu sa mise en scène, car le film recèle quelques qualités intéressantes. Le point fort du film, si tant soi peu il est possible d’appeler cela un point fort, est le personnage d’Arabella interprété par Kathleen Wilhoite. C’est un rôle assez drôle pour cette jeune actrice que l’on verra par la suite dans des kyrielles de séries télé. Elle interprète une jeune « punkette » qui se fait attraper par Murphy qui pourrait être son père. La jeune fille possède un langage des plus vert et imagé dont voici quelques florilège selon la version Française : « les yeux c’est comme le cul ca se lave », un superbe « va te faire lécher le bigarrot et friser les poils du cul » un étrange « pine de diplodocus » » et un « prostate de macaque » digne de Titeuf ! Bref on ne s’ennuie pas avec la jeune fille qui comme tout « Buddy movie » qui se respecte, se retrouvera menottée avec Murphy au cours de son évasion en hélicoptère. Il la sauvera d’un viol intenté par des brutes très antipathiques- à conseiller le doublage Français pour une bonne poilade. Bien sûr la jeune fille tente de lui faire la cuisine, d’être sympa et finalement un sentiment d’amitié va unir les deux héros. Ils termineront dans une ambulance, blessés mais rigolards !

Le deuxième atout surprenant est le rôle de la tueuse lesbienne sadique  jouée par Carrie SNODGRESS nominée aux Oscars 1970). Hallucinante de sadisme, elle tue avec plaisir. La scène, où tout en soulevant de la fonte en petite tenue, elle remercie son assistante sociale de lui avoir permis de trouver un boulot (tueuse) puis la tue avec un fil de lampe est impressionnante.

Finalement tout le monde semble s’amuser dans ce film, que ce soit Jack Lee THOMPSON curieusement alerte, un Charles BRONSON rigolard malgré ses 65 ans, et de bons seconds rôles. Bref de façon très étrange, le film n’est pas mal du tout malgré un manque flagrant de budget, une musique synthétique à deux balles, et des bancs titres dignes de téléfilms. Un bon nanar pour un bon moment. C’est ce que doit trouver le public qui réserve un accueil correct au film, pour une fois il rapporte quelque argent au Box Office US et prend la première place à Paris, avec, tout de même plus de 60 000 spectateurs dans une très grosse combinaison de 60 salles. Le film s’écroule aussitôt et stoppe à un peu plus de 300 000 entrées en France. Pas si mal pour un film estival. Charles BRONSON est toujours là, malgré l’âge de la retraite et les GOLAN / GLOBUS et c’est tant mieux !          

 

 

ENTREES France

 

336 404

 

 

Total ENTREES Paris

 

 

115 815

 

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n°1

2ème semaine n°4

 

 

 

61 707 (41)

30 077 (22)

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

7

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

41

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

1 505

1er JOUR Paris

10 866

Recettes USA

10 m$

BOX OFFICE ANNUEL USA

N° 70

BOX OFFICE ANNUEL France

 

BOX OFFICE ANNUEL Italie

N° 96

BOX OFFICE Allemagne – 156 179 entrées

N°92

BOX OFFICE Espagne –  270 322  entrées

 

COTE DU SUCCES

* *

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