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LE CHAT - BOX OFFICE JEAN GABIN 1971


LE CHAT

 

24 AVRIL 1971

 

 

LE-CHAT.jpg  

Réalisation

Pierre GRANIER DEFERRE

Scénario

Pascal JARDIN

Pierre Grenier DEFERRE

Directeur de la photographie

Walter WOTTITZ

Musique

Philippe SARDE

Production

Jean GABIN

LIRA FILM

S.N.C

Distribution

VALORIA FILMS

Durée

86 minutes

Tournage

 

Julien BOUIN

Jean GABIN

Clémence BOUIN

Simone SIGNORET

Nelly

Annie CORDY

 

 

À Courbevoie, dans un petit pavillon coincé entre des chantiers de construction d'HLM, un vieux couple vit une retraite orageuse. Lui, Julien, la soixantaine, est un ancien ouvrier typographe ; Clémence, sa femme, de dix ans sa cadette, boite des suites d'un accident survenu lorsqu'elle était acrobate de cirque. S'ils se sont aimés jadis, aujourd'hui ils ne se supportent plus ; de violentes disputes alternent avec de longues périodes de mutisme total. Un jour, Julien ramène un chat perdu qu'il appelle Greffier. L'animal devient son compagnon : il lui parle, joue avec lui et lui réserve toute son affection. Un jour, Clémence, éperdue de jalousie, tue le chat à coups de revolver. Julien va alors s'installer chez Nelly, une ancienne maîtresse qui tient un hôtel de passe. Clémence rôde autour de l'hôtel, harcèle son époux jusqu'à ce qu'il revienne au pavillon. Là, désormais, ils ne communiquent plus que par écrit, ressassant leurs griefs, la mort du chat, toute leur haine. Clémence, en l'absence de son mari, est frappée d'une crise cardiaque. Julien revient pour la voir mourir : il la veille toute la nuit puis absorbe un tube de somnifères. Il meurt à son arrivée à l'hôpital.

 

Voici un joli film pour flanquer le typhus au plus résistant.

Après quelques films en tant que réalisateur, Pierre Granier Deferre va entamer les années 70 du bon pied, bien décidé à devenir un des meilleurs réalisateurs de la décennie.

Il livre un témoignage de la transformation de Paris et de ses banlieues. Le paysage change. Les pavillons sont détruits, les tours s'élèvent. Des grues font leur apparition par dizaines dans le ciel parisien. Un couple, qui s'est aimé, va lentement se détruire à coup de répliques vachardes, de dénigrements, d'ignorance.

Coup de force du réalisateur qui réunit deux monstres sacrés à l' écran et pas sous leur meilleur jour. Jean GABIN ne joue pas les commissaires où les anciennes stars du haut banditisme. C'est un ancien prolo d'une soixantaine d'année, un rôle qui ne lui a pas particulièrement porté chance dans des films comme "des gens sans importance" par exemple. Il porte son âge et joue parfaitement les vieux ronchons.

Sa femme est jouée par une Simone SIGNORET qui n'a rien perdu de son talent. Presque sans fard, elle accuse son âge et ne fait rien pour le cacher, histoire de rester cohérente avec le rôle. Bien sûr nous reconnaissons la beauté de Signoret sous les rides. Malgré tout les efforts faits, elle ne peut s'enlaidir totalement.

Ce drame des petites gens qui se déchirentr derrière les volets instaure un climat de malaise. Le couple qui semble tout faire pour s'gnorer, passe son temps à s'observer, à se scruter. La communication orale ne passe plus, restent les actes qui deviennent de plus en plus odieux, mais qui cachent un désir de se parler, de dire des choses qu'on ose plus dire.

Le couple se dégrade lentement mais surement. Le jeune couple confiant dans l'avenir fait place à un vieux couple d'aigris. Cette dégradation s'effectue en même temps que leur rue, leur paysage disparait lentement, d'ailleurs l'expropriation est signifiée au couple. Tout fout l'camp.

La prestation des deux acteurs est de haute volée. GABIN fait son numéro de cabot, SIGNORET vocifère tant qu'elle peut, résiste, se raccroche.

Finalement le coeur de Clémence s'arrête de fatigue. Julien arrive trop tard. Réalisant qu'il n'a plus rien attendre sans elle et sans sa maison, il se suicide, et meurt à l'hôpital, anonymement. Fin de deux vies dans l'indifférence totale.

DEFERRE filme avec une grande sobriété, sans effets particuliers. C'est presque un film témoignage, la fin d'une époque...

Le ton pessimiste du film n'attire pas le public habituel des deux acteurs. Ici pas de Siciliens, pas d'armée des ombres...rien qu'un vieux couple qui se déchire devant nous. Le film fonctionne juste correctement à Paris et passe à peine le million d'entrées en France, bein en deça des canons habituels des deux acteurs. GABIN est-il condamné à passer la fin de sa carrière cinématgraphqiue à jouer les flics pour attirer son public ?

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 035 709

 

ENTREES PARIS

 

208 341

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

366 928

 

1ère semaine

4

44 410

4

2ème semaine

5

28 557

 

3ème semaine

5

30 174

 

4ème semaine

4

21 811

 

5ème semaine

9

19 330

 

6ème semaine

12

13 729

 

Nombre de semaines Paris

 

16

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

11 102

 

Box office annuel Espagne

 

251 510

 

Cote du succès

 

* *

 

 

 

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