MORITURI
(MORITURI)
9 MARS 1966
Chef artificier d'un bataillon de la Wehrmacht au début de la guerre, Robert Crain a déserté et s'est réfugié aux Indes. En 1942, le colonel Statter, de l'Intelligence Service, le contraint, sous la menace d'être renvoyé en Allemagne, d'accomplir une mission pour les Alliés. Il doit s'embarquer, comme agent de la Gestapo, à bord de l', un cargo allemand dont une bonne partie de l'équipage est constituée de prisonniers politiques et qui transporte du Japon à Bordeaux sept mille tonnes de caoutchouc. Sa mission consiste à empêcher le capitaine de saborder son navire en cas d'interception par un bateau allié. Crain se heurte d'emblée au commandant Mueller, farouche antinazi, et trouve paradoxalement de la sympathie auprès du second, Kruse, membre des S.S. Crain a tôt fait de découvrir les douze charges d'explosifs qui minent le bateau et de les désamorcer. Sous les dehors d'un bâtiment suédois, l' réussit à déjouer la surveillance alliée en Mer de Chine. En cours de route, un sous-marin japonais débarque une quinzaine de prisonniers de guerre dont une jeune Juive, Esther Levy. Mueller s'enivre lorsqu'il apprend que son fils a été décoré de la Croix de fer pour avoir coulé un navire-hôpital. Crain fomente une mutinerie vite réprimée par Kruse et ses hommes, au cours de laquelle Esther meurt. Il réussit néanmoins à faire exploser l'une des charges désamorcées. Les hommes abandonnent l' qui flottera le temps d'être intercepté par un navire allié appelé par radio par Mueller.
Preuve que les producteurs du « Bounty » ne mettent pas tout sur le dos de BRANDO, ils lui proposent « Morituri » un film de guerre, genre qui connaît encore beaucoup de succès dans les années 60. BRANDO qui a besoin d’argent accepte car il pense que le réalisateur des séquences allemandes du « jour le plus long ». Le budget est confortable, bien que le film soit tourné en noir et blanc. Le tournage est cependant limité à 60 jours et un vieux cargo de récup est utilisé pour le tournage, malgré une maquette de sous-marin couteuse à échelle réelle. Durant le film Yul BRYNNER et BRANDO ne s’entendent pas, il faut dire que Yul n’est pas très convaincant et joue comme une savate, tandis que BRANDO, malgré tout est toujours BRANDO, il capte la lumière comme personne et dans des scènes conventionnelles, il joue de sa personne : accent Allemand convaincant, transpiration abondante lorsqu’il cherche les bombes, etc… Le film est très conventionnel, bien que fort bien réalisé, le noir et blanc est superbe. Cependant BRANDO fait réécrire le script et le réalisateur comprend qu’il vaut mieux abandonner toute discussion devant deux fortes têtes. Le film est cependant un échec aux Etats-Unis et réunit quelques spectateurs en France. Le réalisateur retournera en Allemagne après cet échec. Le film est très honnête mais la côte de BRANDO ne s’arrange pas.
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ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS |
328 063 |
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ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION |
65 688 |
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ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS |
150 000 (estimation) |
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ENTREES Paris 1ère SEMAINE |
35 388 |
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NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation |
2 |
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NOMBRE DE SALLES Paris semaine de sortie |
3 |
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Moyenne entrées par salles 1ère semaine |
11 796 |
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1er JOUR Paris |
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COTE DU SUCCES |
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