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STAR TREK 1

 

STAR TREK : LE FILM

(Star Trek: the motion picture)

7 DECEMBRE 1979 (US)

19 MARS 1980

 

 

AFFICHE STAR TREK FRANCE

 

Réalisation  Robert WISE 
Scénario  Harold LIVINGSTONE 
Photographie  Richard KLINE 
Musique  Jerry GOLDSMITH 
Production  Gene RODDENBERRY 
Distribution  CIC / Paramount 
Durée  129 minutes 
Tournage  07/08/78 - 26/01/79 
L'amiral Kirk  William SHATNER 
Spock  Leonard NIMOY 
McCoy  De Forest KELLEY 
Scotty  James DOOHAN 
Sulu  George TAKEI 
Decker  Stephen COLLINS 
Ilia  Persis KHAMBATTA 

 

 

Au XXIIIe siècle, un envahisseur inconnu d'une puissance de destruction terrifiante se dirige vers le système solaire à une vitesse phénoménale. La Fédération des Planètes Unies décide d'envoyer une expédition à sa rencontre pour tenter de l'intercepter. L'USS "Enterprise", ancien vaisseau de guerre de l'amiral Kirk, est remis à neuf pour la circonstance. Le capitaine Decker, la belle Ilia de la planète Delta et le flegmatique Vulcain Spock, ami de longue date de Kirk, se joignent à l'équipage. Après un long voyage dans l'espace-temps, l'"Enterprise" arrive à proximité de l'envahisseur, qui s'empare d'Ilia à l'aide d'une sonde au laser. Pour servir d'intermédiaire entre lui et les humains, l'ennemi – qui se fait appeler "V-Ger" – renvoie à bord du vaisseau le clone robot de la jeune femme. Il menace de détruire la Terre s'il ne peut "rejoindre son créateur"... Au cœur de l'entité, Kirk, Spock et Decker découvrent la véritable identité de V-Ger : "Voyager 6", une sonde spatiale américaine envoyée dans l'espace au XXe siècle et qui a acquis l'intelligence. Pour sauver la Terre de la destruction, Decker offre de s'unir à Ilia afin de permettre à V-Ger d'atteindre un niveau de conscience supérieure et d'oublier ainsi ses intentions belliqueuses...

 

Star Trek est un phénomène américain. En effet, c’est en 1966 que la série télévisée voit le jour aux USA, et elle devra se débattre pour survivre de saisons en saisons. En effet, la série est cheap et l’intérêt de celle-ci réside dans des intrigues science-fictionnesques très habiles et la présence de son célèbre extra-terrestre : SPOCK, interprété par Leonard NIMOY qui sera à vie marqué par ce rôle bien encombrant. L’audience n’est pas au rendez-vous et au terme d’une quatrième saison qui ne possède pas la qualité des trois précédentes, la série est stoppée dans une indifférence quasi générale. D’ailleurs la série n’est pas diffusée en France contrairement à des séries comme « wild wild west », « impossible mission force » ou « invaders » qui cartonnent littéralement. Seule, TMC diffusera la série, mais à l’époque ce n’est pas une chaîne captée par la France. La série aurait pu tomber dans l’oubli, si celle-ci n’avait pas été reprise en boucle en syndication, ce qui crée un groupe de fans hardcores « les trekkies » qui vont faire de la série un objet de culte tel, qu’une série de dessins animés verra le jour doublée par les acteurs eux-mêmes. Durant ce temps, William SHATNER et Leonard NIMOY écument les séries télé de l’époque.

En 1977, « Star wars » atomise le box office mondial, suivi l’année suivante par « rencontres du troisième type ». Le genre a le vent en poupe. Une série télé pas géniale  « Galactica » fonctionne bien sur les écrans de télévision, et la Paramount qui a pensé mettre en chantier le retour de la série sur le petit écran, décide d’investir un budget faramineux de 35 millions de dollars pour transposer celle-ci en un film.

L’équipe sera donc celle de la série, Léonard NIMOY se fait un peu tirer l’oreille (ha !ha !) pour reprendre le rôle de Spock, mais un paquet de dollars bien terrien le fera changer d’avis.

Pour mener à bien l’opération le studio fait appel au vétéran Robert WISE, éminent réalisateur auteur du très grand classique « West Side Story » entre autres.

Etant donné que les acteurs principaux approchent la cinquantaine, on adjoint deux jeunes acteurs histoire de toucher les plus jeunes spectateurs.

Bien qu’une suite directe à la fin de la série, le film est ambitieux et compte se démarquer de la série par divers aspects : le rythme tout d’abord ; Avec trois fois la durée d’un épisode de série télé, le réalisateur prend son temps, KIRK découvre longuement le nouvel Entreprise et les retrouvailles entre les divers protagonistes prennent ben une bonne demi-heure, histoire d’admirer les beaux décors proposés aux spectateurs. La production n’a pas lésiné sur les dépenses.

SPOCK retrouve l’équipage et est plus froid et Vulcain que jamais. Il sera bien sûr le principal élément de résolution du mystère qui entoure nos héros. Pour y arriver, le film prend tout son temps, l’Entreprise est immobilisé et l’élément féminin est capturé et assimilé par le vaisseau « ennemi ». SPOCK se rend sur le vaisseau étranger et devine sa vraie nature. Toute cette aventure permet d’admirer les effets visuels de Douglas TRUMBULL responsable, est-il nécessaire de le rappeler des effets visuels de « 2001 ».

Bref, l’énigme est résolue et elle était fort maligne. Une sonde terrestre qui a évolué au cours des années pour devenir une entité douée d’intelligence cherche son créateur. Le destin d’Ilia et de Decker en sera définitivement chamboulé.

Pour le public américain ce sont des retrouvailles très réussies. Le plaisir de retrouver un univers familier, mené par un William SHATNER encore svelte et un Leonard NIMOY des plus monolithique s’ajoutant à une grande réussite du genre, typique de la fin des années 70. Sorti six mois avant « l’empire contre-attaque », le film remplit les salles américaines et en conséquence rembourse très largement son investissement initial.

En Europe c’est une autre paire de manches. En France où la série est toujours inconnue, le film bénéficie d’une campagne d’affichage massive. Le marketing est intense et le visuel de l’affiche est réussi. Le public pense qu’il aura affaire à un film de type « Star wars » et se rend dans les salles, du moins en première semaine. Le film se classe premier à Paris avec près de 100 000 entrées. Certes le film ne parvient pas à se maintenir et chute rapidement. Mais 700 000 entrées France, ce n’est pas mal. Il est à craindre que le public n’ait pas éprouvé de sympathie pour un équipage dont il ne peut comprendre les subtiles relations, en particulier pour Spock qui maîtrise ses émotions et son amitié pour Kirk. Le film fonctionne juste correctement à l’international. Pour les producteurs qui vont lancer rapidement un chapitre 2, il apparaît clairement que les recettes US représentent 65% des entrées mondiales et que la saga n’a pas le potentiel d’un Star Wars au niveau du Box Office. C’est un paramètre à considérer.

 

 

  RANG    SALLES 
ENTREES FRANCE     694 042   
ENTREES PARIS     210 260   
1ère semaine  1 99 348 37
2ème semaine  5 48 916 37
3ème semaine  5 30 230 24
Nombre de semaines Paris     9   
Moyenne salles Paris 1ère sem     2 685   
1er jour Paris     15 104   
Budget     35 000 000 $    
Recettes US     82,2 M$   
    ( 213 M$ 2009)   
Recettes Mondiales     139 M$   
    (360 M$ 2009)   
Box office annuel FRANCE  49      
Box office annuel USA  5      
Box office annuel Allemagne  24 1 100 000   
Box office annuel Espagne     703 388   
Box office annuel Italie  37      
Box office UK          
Box office Europe          
Cote du succès     * *    

 

 

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